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Jean 20, 1-9

 

En ce deuxième dimanche de Pâques, l'Église nous invite à tourner notre attention vers le mystère de la divine Miséricorde. Jean-Paul II avait institué cette fête en 2000 selon la demande faite par le Christ à sainte Faustine Kowalska.  Le 2 avril 2005, il rentre auprès du Père en la Vigile de cette fête et, ce 1er mai 2011, il est  proclamé bienheureux à l’occasion de cette même fête. Mais pour la multitude, il est déjà saint dès la messe de ses funérailles. Sa béatification est un signe d’une vie bénie et toute offerte à l’Amour miséricordieux de Dieu.

 

Saint Pierre (1, 3) parle ouvertement de cette grande miséricorde divine. Mais restons accrochés à l’évangile de ce jour pour mieux la saisir. Les disciples avaient annoncé à Thomas :  Nous avons vu le Seigneur ! . Voir n’est pas ici une vision sensible mais la perception nouvelle qui s'ouvre au regard du croyant grâce à l’action de l'Esprit :  Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis. Ces paroles de Jésus donnent aux disciples le pouvoir de pardonner. Ici nous pouvons mieux percevoir le véritable sens de l’événement de la résurrection : le triomphe de la Miséricorde divine qui engloutit le péché, pardonne et sanctifie le pécheur. Ce dont ils ont été les premiers bénéficiaires, ils sont invités à le partager.

 

À ce disciple aussi très bouleversé et devenu incroyant, Thomas, le Seigneur donne un signe pour oser croire en cette miséricorde : il lui présente ses plaies et son côté ouvert. Alors seulement ses yeux s'ouvrent pour recevoir la grâce. Thomas comprend qu'en Jésus se réalise la parole du prophète Isaïe : Lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes… et dans ses blessures nous trouvons la guérison  (Is 53,5). Il prononce alors ce qu’est devenue la profession de toute l’Église :  Mon Seigneur et mon Dieu !

 

Maintenant, Thomas sait qu'il est pardonné et il peut à son tour devenir héraut de ce pardon, avec ses camarades dont il ne s’est pas séparé et qui ne l’ont pas excommunié. Les chrétiens ne sont pas des gens qui vivent tout seuls. Ce sont des gens qui marchent sur le chemin d’une foi vivante, malgré toutes les difficultés du chemin, sous le régime de l’absence, du non-voir. Que reste-t-il ? Témoigner sans peur : se rassembler, se retrouver pour palper la présence de Celui qui est le Seigneur de notre vie, le Maître de l’histoire, qui veut nous voir savourer les fruits d’une paix durable en famille et dans notre communauté.

 

Valentin Malundama

SCG 8 mai 2011