Fabriqué par Raymnond Paris

 

S. Jean 20, 1-9

Au carrefour de nos croix et de nos misères, il se trouve une espérance tout à fait inattendue, qui se nomme le Christ ressuscité. Tant de sacrifiés de la méchanceté humaine, tant de victimes de bourreaux insensibles ont vu en lui un soutien pour garder courage et aller jusqu’au bout sans fléchir. Tant de jeunes ont vu en Jésus le Crucifié celui qui peut donner sens à la vie et ont alors cessé de rêver au suicide. Tant de parents souffrants ont cru que tout était possible malgré leurs angoisses devant leur enfant délinquant..

Rien n’est impossible. Voici que Jésus, le plus irréprochable des humains, a été massacré par la méchanceté humaine. Il est vraiment mort. La lance qui perce son côté, le sang et l’eau répandu à la fin de cet acte violent, signalent une chose à ceux qui pourraient douter : celui qui apparaît aux disciples et leur transmet sa paix est vraiment le Crucifié qui est encore vivant. Voilà la réalité bouleversante. La vie a triomphé et triomphera toujours, car le Fils de Dieu fait homme, vivant au cœur de l’humanité, a pris sur lui de mourir pour que nous soyons vivants.

C’est de là que part la foi chrétienne. Cela est la source et le centre de toute notre foi. Le reste est secondaire. Nous sommes entraînés dans la vie du Ressuscité et nous pouvons espérer tout, dans la mesure où nous suivons ses traces, que nous acceptons de mourir correctement. Correctement, c’est-à-dire par amour. Mourir à soi, mourir à ses ambitions, se libérer du péché. Paul dira que les baptisés sont entrés dans la mort pour vivre à nouveau en donnant leur vie pour le Père.

Car la résurrection est un cadeau de Dieu et aussi un engagement à vivre pour Dieu. C’est le sens que Paul donne au baptême. Notre résurrection nous appartient, dans notre liberté de suivre le Ressuscité ou de rester accroché à nos petites habitudes de mort. Être ressuscité, c’est vivre pour les autres, être ressuscitant, donner ainsi du sens à une existence qui cherche à ressembler à celle du Fils de Dieu.

Pâques nous rappelle ce que nous sommes, ce qui nous est promis, ce que nous pouvons faire pour être heureux, vivants, et partager la résurrection avec les autres. Car il dépend de nous que le soleil de Pâques luise sur le visage de nos frères et sœurs, en les aimant de tout cœur.

 

Jean Desclos

SCG 1er mai  2011  

 

 


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