Fabriqué par Raymnond Paris

 

Luc 9, 18-24

Jésus annonce à ses apôtres qu’il doit souffrir, être rejeté, être tué pour ressusciter le troisième jour. Ils ne comprennent pas. Jésus demande à chacun de nous, tout au long de notre vie, et d’une façon spéciale aux moments  cruciaux  (naissance, passage au monde adulte, mariage, maladie, mort)  Toi, qui dis-tu que je suis ? Et que répondons-nous ? Est-ce qu’on lui répond seulement?  Est-ce que le modernisme de notre société actuelle qui nous fait si facilement exclure Dieu et tout ce qui le représente des évènements de  notre vie quotidienne ne constitue pas déjà une réponse à cette question ? Jésus est le fils de Dieu, il est vrai Dieu. Jésus est le fils de Marie et de Joseph, il est vrai homme. Et c’est en tant qu’homme, qu’il a vécu, souffert, a été crucifié, est mort et le troisième jour est ressuscité. Et de par ce fait même, à nous, les fils et les filles de Dieu, ses frères et ses sœurs, il nous a donné l’espoir non l’assurance (c’est notre foi!) que comme Lui, nous aussi nous ressusciterons, nous vaincrons la mort!...à la seule condition d’aimer Dieu et de s’aimer entre nous comme Lui aime (d’aimer à sa manière), et d’accepter que nous ne pouvons pas réaliser cela par nous-mêmes, il faut accepter qu’il l’ait mérité pour nous, il faut accueillir la grâce.  

 

Alors aujourd’hui, que répondons-nous à la question que Jésus nous pose : Mais pour toi, vraiment ce matin, en vérité, qui dis-tu que je suis? Et si, comme les apôtres,  nous ne savons pas quoi répondre, Jésus poursuivra : Ne m’as-tu pas reconnu dans celui qui avait faim ? Oui, et tu m’as donné à manger! Ne m’as-tu pas reconnu dans celui qui avait soif ? Oui, et tu m’as donné à boire! Ne m’as-tu pas reconnu quand j’étais nu ? Oui, et tu m’as donné de quoi m’habiller! Ne m’as-tu pas reconnu quand j’étais en prison? Oui et tu es venu me visiter! Ne m’as-tu pas reconnu dans l’étranger ? Oui, et tu m’as accueilli !

 

Après avoir répondu à la question de Jésus : « Toi, qui dis-tu que je suis ? » comme pour Pierre, il faudra un jour répondre à la prochaine question du Seigneur : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu? »  « Toi qui me connais, m'aimes-tu ? » et il poursuivra : Moi,  je t’aime  tant! Seigneur, tu connais notre faiblesse.  Tu nous as dit que si nous demandions quoi que ce soit à ton Père, à notre Père, en ton Nom, nous serions exaucés. Alors Seigneur, nous t’en prions. Ne permets pas que tu puisses passer sans que nous te reconnaissions comme notre sauveur car nous t’aimons de tout mon cœur.

 

Richard Carrier, diacre permanent

 

SCG 27 juin 2010