Fabriqué par Raymnond Paris

Luc 11, 1-13

On dit souvent que Dieu aime le pécheur et déteste son péché. Mais est-ce si simple? Jésus va au restaurant avec les bandits de son temps. On le lui reproche sévèrement. Il se laisse approcher par une prostituée; on l’en avertit comme s’il ne le savait pas déjà que la femme qui vient pleurer à ses pieds est une femme de vie. Il prend la défense de la femme adultère qu’on veut lapider, et ne la condamne pas, tout en l’invitant à ne pas recommencer.

 

Étrange liberté de cet homme qui pardonne, comme Dieu le ferait, ce qui choque les pharisiens et les gens qui lui reprochent de se prendre pour Dieu. Mais précisément, il est différent. Il charrie le pardon à pleine capacité dans sa valise de pèlerin. Pas de limite : 70 fois 7 fois…

 

Impossible alors de mesquiner sur le pardon de Dieu, en contrôlant le pardon accordé par Dieu dans nos formules rituelles, nos règles et distinctions savantes sur le véniel, le mortel, le grave, le léger. Est-ce que cela a du sens qu’on refuse à quelqu’un le pardon sacramentel au nom d’un Dieu fait homme qui n’a jamais négocié son amour et sa compréhension?

 

Luc illustre magnifiquement cela dans la parabole du fils prodigue qui il a tout gaspillé avec des filles. Il revient à la maison, tout penaud. Que fait Dieu? Il ne pose pas de questions, ne chicane point. Il se réjouit de revoir son fils. Et la parabole de la brebis perdue? Et Zachée qui se sent rejoint dans son cœur; Jésus ne lui fait aucun reproche. Il se fait inviter dans sa maison. J’aime cette manière divine d’aimer les humains. Au-delà du raisonnable.

 

Jean Desclos

 

 

 

 

SCG 1er août 2010   

 

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