Fabriqué par Raymnond Paris

 

 Luc 2,  1-14            

Nous avons célébré Noël comme rappel de la naissance d’un être exceptionnel. Qui est-il? Le ressuscité. Et tous les récits de sa naissance sont l’écho de ce bouleversement vécu par les disciples : il a été mis à mort, il est toujours vivant.

 

Tous les éléments de la présentation de sa naissance reflètent l’événement de Pâques. Le refus d’accueillir la jeune famille évoque le rejet qu’il a subi. La crèche-grotte réfère à son tombeau, la naissance étant en contrepoint de la mort. L’ange présent à la naissance rappelle l’ange présent au tombeau du Ressuscité. La persécution des enfants réfère à Moïse, le seul sauvé des bébés israéliens tués par le pharaon, et revenu d’Égypte comme le peuple libéré. La perte de Jésus au temple durant trois jours évoque ses trois jours au tombeau. L’étoile évoque la lumière de la résurrection. Les mages sont la réalisation symbolique de ce que le prophète Isaïe avait annoncé : les nations se rassembleront autour de celui qui vient au nom du Seigneur.

 

Noël est l’écho de Pâques. Dans les premiers siècles de l’Église naissante, on a voulu fêter le Ressuscité au temps de l’année où le soleil commence à gagner sur la noirceur, en remplaçant la fête païenne de vénération du Soleil par celle du vrai Soleil victorieux de la mort et du mal. Jésus est connu comme le plus grand des êtres humains.

 

C’est ce que proclame le Gloire à Dieu, qui est d’abord un hymne en hommage au ressuscité : car toi seul es saint, toi seul es Seigneur, toi seul es le Très-Haut, Jésus-Christ…

 

Fêter sa Naissance évoque la seconde Naissance dans la Résurrection, et notre propre passage dans la Vie nouvelle. Chaque mort est appelée nouvelle Naissance en la foi en la vie éternelle. Noël nous invite à penser à notre naissance en Dieu dans la vraie vie impérissable. Cette foi doit habiter notre cœur tous les jours de l’année qui commence.

 

Jean Desclos

SCG 26 déc 2010

 

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