Fabriqué par Raymnond Paris

 

 

La formule est bien connue, et sert de référence fondamentale pour nos vies humaines. Faire le bien? Il semble que ce soit plus souvent l’inverse : combien de gens trichent, tuent, exploitent, détruisent des réputations, fabriquent du malheur en vendant de la drogue aux jeunes, méprisent les gens de couleur, se servent des femmes comme d’une marchandise à louer. Tant de manchettes des médias nous jettent à la face la méchanceté humaine qu’on a peine à croire que la volonté de faire le bien soit très répandue. Mais cela illustre seulement un côté de l’histoire humaine, depuis les origines du monde. Il y a certes la haine et le péché, mais également la bonté et la grâce.

 

C’est sur la base de la conviction forte que l’amour est plus fort que toutes les puissances de mort que se déploie la vie des disciples de Jésus de Nazareth, lui qui a aimé et aime toujours chaque personne humaine créée à son image. Il enseigne à faire le bien, et il le fait. Il s’engage à aider les gens, au risque d’y laisser sa peau. Il prend le risque du bien. Il ne suffit pas de parler de bonté, il faut la vivre avec sincérité. En fait, lui seul réussit à donner sens à l’ambition de faire le bien à la perfection.

 

Éviter le mal? Là encore, Jésus indique la bonne approche. Il faut certes fuir les gestes porteurs de mort et de mépris, mais il ne suffit pas de ne pas faire de tort à personne. Le serviteur qui a enfoui son unique pièce d’argent sans prendre le risque de la faire fructifier est jugé sévèrement, tout comme ceux qui n’ont pas donné à manger ou à boire aux «plus petits d’entre ses frères» auxquels il s’identifie. Jésus dénonce les chefs religieux qui préfèrent adorer les textes et les règles et méprisent les souffrants, au nom d’une fidélité sèche à la loi du sabbat. Dieu seul nous rend bons. Nous ne serons jamais à la hauteur de sa sainteté : car toi seul es saint, toi seul es Seigneur, chantons-nous. Loué soit-il de nous partager sa bonté infinie.

 

Jean Desclos

SCG 24 juillet  2011