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FIDÉLITÉ À L’ESPRIT DE PENTECÔTE

S. Jean 20, 19-23            

 

Une espèce d’incendie embrase la ville de Jérusalem. Il y a mystérieusement du feu, du vent, du bruit : signes bibliques d’une présence spéciale, celle de Dieu. Les Apôtres reçoivent le don de l’Esprit. La communauté présente en porte déjà les fruits.

 

L’événement de la Pentecôte, c’est l’acte fondateur de l’Église, pas seulement celle de Jérusalem, mais aussi celle de l’Église tout entière. On comprend que sa mission principale est d’annoncer Jésus Christ  à toutes les nations, sinon elle serait infidèle à l’Esprit fondateur. Elle doit le faire en parlant le langage de chacun, ce qui manifeste une visée universelle.

 

Si l’Esprit avait cessé d’agir, nous ne serions pas ici. Quand nous sommes fidèles à la Parole, l’Esprit est là. Quand des bénévoles travaillent pour dynamiser une communauté, quand des gens comme les chevaliers de Colomb concrétisent le souci d’aider les autres dans le besoin, l’Esprit est là. Également lorsque des personnes donnent de leur temps et de leurs biens à des sinistrés des catastrophes naturelles, l’Esprit travaille. Certains diocèses, en pleine crise de vocations sacerdotale, prennent conscience de l’universalité de l’Église et ouvrent leur porte à des prêtres d’ailleurs. De nombreuses paroisses s’ouvrent à des immigrants et elles ont un comité missionnaire : c’est l’Esprit qui agit. L’Esprit est à l’œuvre quand l’Église cherche à s’ajuster à la mondialisation, quand elle cherche à se purifier, à se restructurer en responsabilisant tous les baptisés dans leur communautés respectives.

 

La force de l’Esprit Saint en nous doit brûler la peur, l’immobilisme et la méfiance. Elle fait comprendre que, pour Dieu, il n’y a pas de situation désespérée, il n’y a pas d’idées préfabriquées ni de préjugés sur les autres nations, les autres cultures, les autres langues.

 

La Pentecôte continuée, c’est faire sauter tous les verrous qui nous barricadent dans nos faux systèmes de sécurité. C’est nous ouvrir au prochain, quel qu’il soit, pour construire un monde paisible. Viens, Esprit Saint, rappelle-nous que ce qui est premier, ce n’est pas le confort matériel ni l’argent, mais la personne humaine

 

Valentin Malundama

SCG 19 juin 2011