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S. Jean 3, 16-18

Qui donc est Dieu? Tous les efforts pour penser Dieu, pour en prouver l’existence, pour identifier son pouvoir, sa volonté, sa présence, ses plans pour l’humanité ont donné naissance à autant de religions et de systèmes de pensée qu’il y a de groupes humains et de cultures diverses. Et cette recherche ne cesse de se développer dans toutes sortes de nouvelles églises et communautés dans tous les pays du monde. Animistes, taoïstes, shintoïstes, disciples de Moon, Mormons, Témoins de Jéhovah, Amish, shiites, sunnites, luthériens, catholiques, orthodoxes, etc. tous ont une représentation de Dieu qui a ses traits particuliers. Certaines représentations se recouvrent, dans les religions monothéistes que sont le judaïsme, le christianisme, l’islam, qui professent un seul Dieu, unique se révélant à Abraham et à ses descendants.

 

Le christianisme se distingue de toutes les autres approches de Dieu en affirmant que c’est Dieu qui s’est approché de nous, jusqu’à devenir humain mortel pour nous communiquer la vie impérissable. Les livres saints le présentent comme le Vivant. Dieu, c’est la vie. Quand je dis Dieu, en tant que disciple du Fils de Dieu, je nomme un créateur de vie, un restaurateur de vie au-delà du mal et de la mort, un distributeur de vie dans tous les cœurs. Un Père généreux, un Fils ressuscitant, un Esprit consolateur. Dieu est famille, communion, relation, Papa généreux, Frère solidaire, Vie subtilement transmise en chaque personne.

 

Il y a deux façons de dire Dieu et de le vivre : une complexe, comme on le fait souvent dans les grands débats théologiques, les dogmes, les conclusions de conciles; une simple, par l’expérience du cœur, l’émerveillement spontané devant la vie, la confiance en la vie qui est en nous et devant nous. Dieu est Amour, écrit saint Jean. La vie mystique est une expérience de cette simplicité de Dieu qui est là, disponible, présent, proche, à l’action dans nos vies. Nos rassemblements nous font toucher du doigt qu’il est tendresse et pitié, qu’il prend soin de nous, qu’il veille sur nous comme sur ses enfants bien-aimés. Notre prière se glisse dans notre esprit comme murmure d’émerveillement de l’amour de ce Vivant vivifiant qui nous appelle à partager sa vie éternelle. Béni soit-il. Amen.

 

Jean Desclos

SCG 26 juin 2011