Fabriqué par Raymnond Paris

                                                        Matt 6, 24-34

 

Nos inquiétudes quotidiennes sont alimentées par la diffusion constante de mauvaises nouvelles, de guerres, de tremblements de terre, de gaz à effets de serre, de réchauffement climatique, de débordement des océans, etc. Une chose doit être soulignée : nous avons une résistance peu commune à l’angoisse, aux problèmes et inconforts de la vie. L’être humain naît sans défense, sans capacité de marcher dès son arrivée dans le monde, comme les animaux peuvent le faire facilement. Il doit tout apprendre, et surtout à survivre, à se prendre en mains pour être en santé. Nos vies sont marquées par un effort constant pour joindre les deux bouts, se mettre des sous en réserve pour les vieux jours. Et pour dénicher un médecin de famille, traverser les tempêtes glaciales, réussir à s’ajuster aux nouvelles technologies à multiples pitons…

 

Et alors, si nous sommes si bien doués pour la débrouillardise et la survie, de quoi devons-nous nous inquiéter? Pas de la bouffe, de la température, des vêtements, des biens de consommation : nous en sommes inondés…Il faut plutôt s’inquiéter de l’essentiel, moins palpable, moins visible. Il faut s’inquiéter de notre manie de nous inquiéter des choses secondaires. Ainsi le proclame Jésus. Faites confiance à votre Père du ciel, qui se soucie de vous bien plus que des moineaux et des fleurs. Vous êtes ses enfants chéris.

 

Bien facile à dire, mais dans la vie vraie, tout n’est pas rose. Allez en parler aux gens qui viennent de perdre un enfant, une grand maman, un grand papa, une sœur, un frère en bas âge… Mais alors, la mort, faut-il s’en inquiéter ? Nous sommes sûrement tous vulnérables devant la mort, surtout la nôtre. Mais même là, Jésus le crucifié ressuscité nous dit, comme à Philippe : que votre cœur cesse de se troubler. Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Je vais vous préparer une place dans la maison de mon Père.

 

Une des responsabilités que nous avons, nous les chrétiens, et pas seulement les pasteurs, c’est de transmettre la confiance en Dieu aux personnes qui sont plongées dans l’inquiétude. Laisse-toi aimer par Celui qui est la Vie et l’Amour. Laisse-toi soutenir dans ses bras divins, laisse-toi serrer sur son Cœur donné pour notre résurrection.

 

À chaque problème, Dieu apporte une solution, même deux, et meilleures que celles que nous avions planifiées. Confiance, nous répète Celui qui a été soumis à l’épreuve de la mort et qui est pour nous lumière de confiance et d’espérance

 

Jean Desclos