Fabriqué par Raymnond Paris

Luc 10, 1-9

 
Quand vient le temps de faire un rapport d’impôt ou de remplir un formulaire, on fait l’expérience de la lourdeur de la bureaucratie. On sait à quel point cela est devenu caractéristique de nos sociétés : contrôles de passeport, problèmes de gestion de dossiers personnels dans les soins de santé, etc.

 

Les traditions et règles établies par les juifs pieux de l’époque de Jésus rendaient la vie religieuse pesante : plus de six cents règles à observer, des obligations de toutes sortes. On peut dire qu’il est le moins religieux des leaders spirituels. Ce qui compte, ce n’est pas d’adorer à Jérusalem ou au mont Garizim, mais dans son cœur, en esprit et vérité. Les ablutions avant les repas ne valent pas un cœur pur, car c’est du dedans que sort le mal.

 

Jésus veut renverser le système religieux pesant de ces traditions. Venez à moi, vous qui peinez, et moi je vous soulagerai. Mon joug est facile à porter, et je suis doux et humble de cœur, nous dit Jésus.

 

Il nous invite à reconsidérer notre manière de vivre nos rapports avec Dieu. De temps en temps, il faut se poser la question : est-ce que c’est si important de faire tel geste rituel, une génuflexion de bedeau, un signe de croix pour chasser les mouches, un chapelet marmonné à la hâte…

 

Ce qui compte, c’est la confiance en Dieu, en son amour sincère et fidèle. Il nous invite à lui faire confiance et à nous reposer en lui. Relaxe… ne t’inquiète pas pour ceci ou cela, mais inquiète toi de demeurer collé au cœur de Dieu, dans la prière et la foi naïve de celui qui se sait aimer, comme un enfant, par un Père d’une infinie bienveillance.

 

Jean Desclos

SCG 11 juillet 2010