Fabriqué par Raymnond Paris

 

Il est étonnant de constater qu’il n’existe pas de fête liturgique pour célébrer la paternité de Dieu. Comme si cela allait de soi, comme on s’habitue à respirer l’air sans s’en émerveiller, comme on ne sent pas le mouvement de la terre et du soleil et l’harmonie simple de tous les éléments de la nature, qui nous porte et nous berce de notre naissance à notre mort.

 

Des paroles de Jésus nous stimulent à renouveler notre admiration croyante. Il murmure à notre cœur : venez à moi, vous qui souffrez et êtes écrasés par la maladie, la souffrance, l’angoisse de vieillir, l’inquiétude devant la mort. N’ayez pas peur : Dieu votre Père vous aime intensément, éternellement. Il vous a choisis dès avant la création du monde pour que vous soyez mes enfants bien-aimés.

 

À cause de Jésus, l’étonnant prophète généreux, nous croyons également en la bonté humaine, en l’intelligence dont il nous a fait cadeau, en la liberté qui nous sert de tremplin pour construire des relations belles et épanouissantes. Nous croyons en l’humanité créée à son image. Nous croyons en la fraternité et en l’égalité des hommes et des femmes. Nous croyons que le travail humain est le prolongement de l’action de Dieu au cœur du monde.

 

Nous croyons aux valeurs fortes de pardon, de service, d’humilité, d’honnêteté, de vérité. Nous professons un respect infini de toute vie humaine, un souci scrupuleux de la qualité de l’environnement pour une terre toujours habitable, un engagement fort pour les plus démunis de toutes les pauvretés. Nous militons pour la justice, la réconciliation, la paix dans tous les milieux.

 

Voilà ce que nous croyons, ensemble, et que nous voulons vivre au quotidien, comme des athlètes spirituels qui s’efforcent de garder un bon rythme cardiaque et une habileté toujours meilleure à exercer notre vocation de disciple du Christ Jésus, en rendant grâces à Notre Père de tendresse.

 

Jean Desclos

SCG 10 juillet  2011