Fabriqué par Raymnond Paris

La bonne nouvelle de chaque dimanche, c’est toujours un message d’Amour : aimer et servir le Père, aimer et servir le prochain; construire son Royaume tel que nous le demandons dans la prière du Notre Père : Que ton règne vienne !

 

En concluant sur la montagne son discours-programme, Jésus  nous rappelle de ne pas être en contradiction avec le choix que nous avons fait de le suivre. Utilisant l’image de la maison solide sur le rocher et la maison fragile sur le sable, il veut nous montrer sur quoi nous devons construire notre vie. C’est un appel à construire sur du solide, dans les normes de sécurité, pour éviter l’écroulement par le vent et la tempête. Être en continuelle construction puisque notre vie terrestre est un vaste chantier avec bien des chambardements. Bâtir le Royaume, c’est long et exigeant, car il faut travailler à ce qui est difficile et moins attirant. Cela signifie qu’il ne s’agit pas pour le croyant d’être «correct» avec le Seigneur, en connaissant ses commandements; ce qui est aussi important c’est de s’engager à les vivre en actes au fil des jours. 

 

Jésus lui-même a prêché par l’exemple. Il reste notre chef de chantier si nous voulons construire une vie de couple, une famille, une personnalité intérieure, ou faire communauté chrétienne tel que promis à notre baptême. En lui et avec lui, même dans la vie professionnelle ou dans l’exercice de notre liberté, il y a du solide, il y a du vrai.

 

En constatant que les décideurs publics ne produisent souvent que de belles paroles sans suite concrète, remarquons que le monde chrétien tombe aussi dans le bavardage et dans l’incohérence entre faire la volonté du Père et mettre en pratique les paroles de Jésus, entre le dire et la manière de vivre le partage, le pardon, le respect, l’accueil, l’amour des ennemis, etc. Mathieu a nommé ceux que le Seigneur «connaît» : «J’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif…, j’étais un étranger…, j’étais nu…, j’étais malade…, j’étais en prison et vous étiez auprès de moi». Ceux-là ne seront pas écartés parce qu’ils se sont mis au service du prochain. Ils ont construit leur vie, leur bonheur dans ces gestes. Saint Paul a dit : «…s'il me manque l'amour, je ne suis rien».

 

En Dieu, parole et action (dire et faire) ne font qu’un. Notre communauté qui se veut vivante et dynamique doit vivre de cette foi qui engage chaque baptisé à participer aux activités et aux projets. A nous de faire des choix responsables pour bâtir notre vie chrétienne authentique sur Celui (Jésus le Roc) qui nous dit de faire la volonté du Père, et non simplement «Seigneur, Seigneur».  

 

Valentin Malundama

SCG 13 mars 2011