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CONDAMNÉS À L’EXCELLENCE

Baptême de Jésus  saint Luc 3,15-16. 21-22

Lors du baptême de Jésus, des témoignages permettent de comprendre qu’il est la personne la plus importante de l’humanité. Jean le Baptiste est très populaire, et ses contemporains pensent que c’est lui le Messie. Pas du tout, dira-t-il. Jean dit : c’est lui, le plus grand. Il n’y a pas plus grand que Jésus-Christ. Il est le seul capable de vous libérer non pas au plan politique, mais au plan spirituel. Le second témoignage vient du ciel : la voix du Père le présente comme le Fils de Dieu. Et cette voix pourrait avoir l’air de dire : c’est lui le meilleur, mon Fils, voilà, c’est Lui, vous n’en aurez pas d’autres… Profitez de sa présence, et suivez ses enseignements. Plongez vous dans sa mentalité, sa manière de vivre avec confiance totale en l’amour et en la vie. Paul reprend cette idée dans la lettre à Tite. Il est notre grand Dieu et notre Sauveur.

En conséquence, et en toute cohérence, les disciples de ce magnifique personnage sont pour ainsi dire mis en demeure d’être les meilleurs : ils sont condamnés à l’excellence, pour qu’on dise des chrétiens qu’ils sont les meilleurs, et que grâce à eux ce monde avance dans la paix, le respect mutuel, la dignité reconnue à chaque personne. Quand les chrétiens sont dans un groupe, on peut se fier à eux, à leur dévouement, à leur qualité de cœur! Saint Paul les invite à demeurer des gens « raisonnables, justes et religieux »…grâce à l’influence de Jésus.

Immense défi, mais beau défi, à réussir malgré les frustrations et les fatigues, les déceptions et les blessures. Il faut apprendre à « rejeter les passions d’ici-bas », à garder son calme dans les relations embrouillées.  Comment dire correctement à un enfant qu’il se comporte mal? Comment ne pas blesser et ne pas ajouter un autre malheur au malheur des malheureux? Comment être un « peuple ardent à faire le bien », et ne pas rendre le mal pour le mal?

Nous avons le choix de nous faire du mal en faisant mal aux autres… à nous faire du bien en faisant le bien. Et alors, la pensée de l’excellence de Jésus nous stimule à être ardents à faire le bien, sans compter. Voilà notre identité. Nous sommes condamnés à l’excellence, avec l’aide de Dieu. Gardons courage et confiance pour chaque jour sous le regard du Père qui nous rappelle que nous sommes ses enfants.

Jean Desclos

SCG 20 janvier  2013


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